
🔥 Les erreurs de préparation du matcha courantes (que tout le monde fait au début)
1. Utiliser une eau trop chaude (plus de 80°C)
L’erreur la plus fréquente ! Beaucoup de personnes (dont moi les premières fois) versent de l’eau bouillante sur leur matcha, pensant bien faire. Grave erreur ! L’eau trop chaude (au-delà de 80°C) va littéralement « cuire » la poudre de matcha et développer une amertume désagréable qui masquera complètement les saveurs subtiles et l’umami recherchés.
La solution : Utilisez une eau entre 70°C et 80°C maximum. Laissez refroidir votre eau et retirer la avant qu’elle ne boue. personnellement, j’ai une bouilloire à température réglable pour me faciliter la vie.
2. Commencer avec un matcha trop amer et pas cher
Beaucoup de débutants achètent le premier matcha qu’ils trouvent, souvent à bas prix. Ces matchas sont souvent de qualité culinaire, et sont déçus par l’amertume prononcée (Même moi je trouve ça pas bon). Contrairement au matcha culinaire issu de récoltes plus tardives et parfait pour les mélanges, le matcha de première récolte (ou souvent décrit « matcha cérémonie ») offre plus de complexité et une douceur (umami) qui rend le goût agréable (voire addictif).
Un matcha de mauvaise qualité = mauvaise expérience.La solution : Investissez dans un matcha de qualité (premium à cérémonie) dès le début. Certes plus cher, il vous permettra de découvrir les vraies saveurs du matcha et de progresser plus facilement. Consultez le guide pour choisir la meilleure marque de matcha en 2025.
Il faut aussi faire attention au dosage. Usucha (celui qu’on a l’habitude de boire) :
- Débutant : 1g de matcha pour 60-70ml d’eau (1 cuillère à café rase)
- Intermédiaire : 1,5g de matcha pour 60ml d’eau (goût plus intense)
- Expert : 2g de matcha pour 60ml d’eau
3. Ne pas avoir les bons accessoires

Préparer le matcha avec un fouet électrique ou sans tamiser la poudre est une erreur majeure. Le matcha a tendance à former des grumeaux naturellement, et sans fouet chasen, impossible d’obtenir cette mousse caractéristique.
Les indispensables :
- Un tamis fin : pour éliminer tous les grumeaux avant la préparation
- Un fouet chasen en bambou : pour créer la mousse onctueuse et bien mélanger
- Un bol à matcha (chawan) : pas besoin du bol traditionnel, un bol large et rond suffit pour avoir l’espace nécessaire au fouettage
4. Mal conserver son matcha
Le matcha est extrêmement sensible à la lumière, à la chaleur et à l’humidité. Le laisser dans un placard de cuisine près du four ou dans un récipient transparent est la garantie d’un matcha dégradé.
Les erreurs typiques :
- Stockage près d’une source de chaleur (four, radiateur)
- Récipient non hermétique
- Exposition à la lumière (récipient transparent)
- Conservation à température ambiante en été
Ma solution personnelle : Je conserve mon matcha au réfrigérateur car en été, il fait souvent plus de 20°C chez moi. Découvrez tous nos conseils de conservation du matcha.
🎯 Les erreurs moins connues (niveau expert)
1. Utiliser l’eau du robinet
Une erreur trop répandue mais qui a son importance ! L’eau du robinet contient du chlore et des minéraux qui peuvent altérer le goût délicat du matcha. Le calcaire peut notamment créer une amertume supplémentaire et masquer les saveurs subtiles.
La solution : Utilisez une eau filtrée ou de source, avec un faible taux de minéraux. L’investissement dans un bon filtre à eau se ressent immédiatement sur la qualité de votre matcha.
2. Fouetter trop longtemps
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, fouetter plus n’est pas mieux ! Un fouettage excessif peut casser les bulles de mousse et rendre le matcha plat. De plus, cela peut développer une amertume supplémentaire.
La règle d’or : 15 à 20 secondes de fouettage énergique suffisent pour obtenir une belle mousse homogène. C’est même IppodoTea, UNE MARQUE culte au japon qui le préconise.
3. Mauvaise technique de fouettage
Beaucoup font l’erreurs de fouetter avec le poignet, créant un mouvement tendu et inefficace. Cette technique fatigue rapidement et ne permet pas d’obtenir la mousse idéale.
La bonne technique : Le mouvement doit venir de l’épaule, avec un geste souple et énergique en forme de « W » ou « M ». Le poignet reste relativement fixe, c’est l’épaule qui fait le travail.
4. Ne pas respecter la durée maximale de conservation
Même bien conservé, le matcha ouvert a une durée de vie limitée que beaucoup ignorent. Passé ce délai, il perd ses propriétés nutritionnelles et gustatives, même s’il n’est pas « périmé » au sens strict.
La règle à retenir : Un matcha ouvert doit être consommé dans le mois suivant l’ouverture,
même si la date de péremption est plus lointaine. Après un mois,
les antioxydants se dégradent et les saveurs s’estompent considérablement.
Est-ce que c’est grave de le consommer après un mois ? Moi il m’arrive de le faire si le matcha a conservé une bonne odeur et une bonne couleur.
💡 L’astuce secrète
Ce n’est pas forcément une astuce plébiscitée au Japon, même si des maîtres des thés modernes le préconisent. Au Japon, il faut savoir que la préparation suit un protocole traditionnel assez rigide qui met surtout en avant la philosophie de l’instant présent et l’élégance.
Créer une pâte avant de fouetter en M

La méthode en détail :
- Prenez vos 10 ml d’eau froide (environ 2 cuillères à café)
- Mélangez-les avec votre 1 gramme de poudre de matcha tamisée
- Créez une pâte lisse et homogène avec une cuillère ou votre chasen
- Ajoutez progressivement le reste de votre eau chaude (70-80°C)
- Fouettez énergiquement en forme de « M » pendant 15-20 secondes
Pourquoi cette technique fonctionne-t-elle si bien ?
🔬 Les avantages scientifiques :
- Prédissolution parfaite : L’eau froide permet de « mouiller » chaque particule de matcha individuellement, éliminant définitivement les grumeaux récalcitrants
- Texture crémeuse optimale : L’eau froide facilite la création d’une émulsion plus stable et plus onctueuse
- Préservation des arômes : Cette technique évite le choc thermique qui peut altérer les composés aromatiques délicats
- Mousse plus dense : La pâte initiale crée une base parfaite pour développer une mousse riche et persistante
Le résultat ? Un matcha d’une onctuosité exceptionnelle, sans le moindre grumeau, avec une mousse parfaitement homogène et un goût plus rond, moins amer. Cette technique transforme littéralement votre expérience matcha !
💡 Astuce bonus : Cette méthode fonctionne particulièrement bien avec les matchas de grade supérieur, mais elle peut aussi « sauver » un matcha de qualité moyenne en améliorant considérablement sa texture.
🌟 En résumé : les clés d’un matcha parfait
Maîtriser la préparation du matcha demande de la pratique et de l’attention aux détails. En évitant ces erreurs communes, vous vous rapprocherez de l’expérience authentique que ce thé d’exception peut offrir. Souvenez-vous que chaque étape compte : du choix du matcha à sa conservation, en passant par la technique de préparation.
Le matcha parfait, c’est :
- Un matcha de qualité, bien conservé
- Une eau filtrée à 70-80°C
- Les bons accessoires (tamis, chasen, chawan)
- Une technique de fouettage maîtrisée
- De la patience et de la pratique
Avec ces conseils, votre prochaine tasse de matcha devrait être réussie ! N’hésitez pas à partager vos propres astuces et expériences en commentaires.
Et vous, vous faîtes l’une de ces erreurs ?