
A Propos
De Starbucks à un ryokan : comment j’ai découvert le vrai matcha
Passionnée du Japon depuis l’enfance, quatre voyages plus tard, voici pourquoi je teste les thés matcha vendus en France.
Moi c’est Lilie. Je goûte, je compare et je note les thés matcha qu’on peut vraiment acheter en France, avec le même protocole pour tous, du sachet de supermarché à la boîte scellée d’Uji.
La petite enquêtrice à la loupe, c’est moi : quand un paquet arrive, il passe à l’examen. Poudre, mousse, goût, prix, et même les analyses de métaux lourds quand la marque les publie.
Tout a commencé avec le Japon
Depuis que je suis haute comme trois pommes (je ne dois pas en faire beaucoup plus de cinq aujourd’hui), le Japon me fascine. Tous mes hobbies, d’une façon ou d’une autre, tournaient autour de ce pays. La plupart des gens trouvaient ça bizarre. Moi, je savais qu’un jour j’irais.
Aujourd’hui, j’y suis allée quatre fois, et le cinquième voyage se prépare. À chaque retour en France, le Japon me manque terriblement. Le matcha, c’est devenu mon lien quotidien avec ce pays.
Ma première rencontre (ratée) avec le matcha
Soyons honnêtes : avant 2021, je ne connaissais pas le goût du matcha. J’en avais entendu parler, surtout pour la cérémonie du thé, mais je ne suis pas tellement thé à la base.
Je l’ai découvert chez Starbucks. Et… bof. Mais partout, j’entendais que « le matcha, ce n’est pas le goût de Starbucks ». Ça m’a intriguée. Mon voyage au Japon venait d’être annulé par le Covid, alors c’est devenu ma quête : goûter le vrai, sur place, dès la réouverture des frontières. C’est exactement ce que j’ai fait.
Le déclic, dans un ryokan près de Kyoto
Sur place, j’ai d’abord testé le matcha des coffee shops. Verdict : je comprenais la hype, sans plus. Un goût un peu bizarre, amer, pas le déclic dont tout le monde parlait.
Puis un ryokan près de Kyoto nous a accueillis avec une mini cérémonie du thé : un bol de matcha, un wagashi.
Déclic total. L’amertume équilibrée par le wagashi, l’umami, ce goût rond et complexe, presque indescriptible. Ce n’était pas juste du thé : c’était un moment suspendu. J’ai compris pourquoi les Japonais en sont si passionnés.
Vers Osaka, j’ai ensuite trouvé de super marques un peu au hasard. Dont Marukyu Koyamaen. Si j’avais su : c’est devenu ma référence absolue, celle à laquelle je compare tous les matchas que je teste depuis. Les voyages suivants, j’ai exploré plus méthodiquement : Uji, Nishio, des petites maisons de thé à Kyoto et Tokyo, des cultivars dont je ne soupçonnais pas l’existence. Et je ramène toujours des boîtes en France.
Comment je teste les matchas, vraiment
Chaque matcha passe par le même protocole, dans le même ordre. Pas de feeling vague : un vrai process, pour comparer ce qui est comparable.
- Transparence de la marque Origine précise (région, ferme si possible), grade, période de récolte, certifications. Je regarde aussi si la marque publie des analyses de métaux lourds : c’est encore rare, et ça compte. Une marque opaque part avec un handicap.
- Examen visuel de la poudre Couleur (un vrai cérémonie doit être vert jade éclatant, pas jaune-vert), finesse, comportement au tamis.
- Odeur sèche Notes végétales fraîches, marines, sucrées… ou notes de paille qui trahissent une poudre oxydée.
- Préparation usucha standardisée Toujours 1 g tamisé, 60 ml d’eau à 80 °C précis, fouet chasen 100 brins, mouvement en M pendant 15 secondes, eau de source neutre.
- Mousse Densité, finesse des bulles, tenue dans le temps.
- Dégustation, à l’aveugle quand c’est possible Amertume, umami, longueur en bouche, équilibre. Souvent côte à côte avec ma référence Marukyu Koyamaen ramenée du Japon.
- Test en latte Avec lait d’avoine Oatly Barista standardisé. Certains matchas excellents nature deviennent fades en latte, et inversement.
- Test sur la durée Je consomme le produit au moins deux semaines avant de finaliser l’avis. Un matcha qu’on aime au premier bol mais qu’on n’a plus envie de boire dix jours plus tard, ce n’est pas un bon matcha.
- Rapport qualité-prix Prix au gramme comparé à des références équivalentes du marché français.
Comment lire mes notes
Le sceau, c’est ma note sur 5 : la poudre jugée seule, sans regarder le prix. Je note serré, voilà le barème :
Le trait de matcha, c’est mon rapport qualité-prix : il s’étale jusqu’au pourcentage, et sa couleur dit tout. Vert profond quand c’est une bonne affaire, kaki terne quand ça ne vaut pas son prix, comme la poudre d’un grand cru face à celle d’un matcha médiocre.
Une bonne affaire : 92 %
Trop cher pour ce qu’il vaut : 42 %
Tu retrouveras ces deux repères sur chaque test et dans le comparatif, avec des médailles sur les photos pour la note de chaque critère.
Pourquoi ce site existe
- Les articles détaillés sur le matcha viennent souvent des vendeurs eux-mêmes
- Il y a peu de tests humains et complets hors réseaux sociaux
- Les influenceurs trouvent que « tout est trop bon ». Spoiler : non
- Et le matcha, c’est ce qui me relie au Japon quand je suis en France
Ici tu trouveras des tests sans filtre, des guides simples, des comparatifs clairs même si tu débutes, mon expérience au Japon pour contextualiser, et de l’honnêteté, même quand ça veut dire écrire qu’un matcha à 40 € est décevant.
Transparence : comment je suis financée
Je ne suis pas influenceuse, je suis blogueuse, et ce n’est pas pareil. Voilà mes règles, en clair :
Je teste avant de m’engager. Quand une marque me contacte, je goûte d’abord. Si le produit ne me convainc pas, je refuse, affiliation ou pas.
Chaque partenariat est indiqué clairement. Tout article qui contient un lien affilié ou un code promo le mentionne dès le début. Pas de petites lignes en bas, pas de phrases ambiguës.
Mon avis ne dépend pas de la commission. Si je recommande un matcha, c’est qu’il vaut son prix. Si j’en critique un, je le critique même quand il y a un lien d’affiliation derrière : plusieurs marques avec qui je suis affiliée ont des produits que je déconseille ouvertement.
Comment je gagne de l’argent ici : commissions d’affiliation (Amazon, Matcha & CO, Anatae, Aroma-Zone et quelques autres marques sélectionnées). Pas de pub programmatique, pas de contenu sponsorisé déguisé en avis, pas de marque qui paie pour une meilleure note.
Ma mission
Devenir la référence indépendante des tests de matcha en France : celle qu’on consulte avant d’acheter, pour trouver un vrai bon matcha sans se faire avoir par le marketing. Je teste tout ce qui se vend ici, je compare avec ce que j’ai goûté au Japon, et je te donne mon avis honnête.

