Mise à jour du 25 septembre 2026. Que Choisir a publié le 23 septembre l’analyse de sept matchas vendus en France. Les sept contiennent de l’aluminium, quatre dépassent la valeur de référence de l’Anses dès une tasse par jour. C’est la première fois qu’un tiers indépendant mesure ce chiffre sur le marché français. J’ai repris l’article.
Il y avait déjà eu l’enquête de Lead Safe Mama qui pointait du doigt les matchas américains qui ne respectaient pas les seuils sains de métaux lourds. Maintenant, une enquête publiée par Que Choisir avec 4 matchas vendus en France qui dépassent les seuils des taux recommandés sur l’aluminium. Est-ce qu’on doit réellement s’inquiéter de notre consommation de matcha ? J’ai réuni des analyses que les marques publient et je suis allée chercher de mon côté.
La réponse courte
Sur le plomb, le cadmium, l’arsenic et le mercure, les chiffres sont rassurants. Un bol de 2 g pèse moins de 1 % du repère toxicologique européen.
Le vrai sujet, et je l’avais déjà pointé du doigt avant l’enquête de Que Choisir c’est l’aluminium. J’avais remarqué qu’il était extrêmement difficile de récupérer les concentrations publiquement. Pourtant, c’est aussi le métal LE plus concentré dans le thé. Et depuis 2025 l’Anses retient une valeur près de quatre fois plus stricte que celle de l’EFSA. Une boisson avec 2 g de matcha pèse près de 80 % de ce qu’un adulte peut absorber dans sa journée. Mais attention : ce n’est pas problématique à court terme contrairement à d’autres métaux. Le réel problème est dans la consommation quotidienne ou en cas de problèmes de santé.
Le problème n’est pas tant le matcha, c’est le total. En fait, il y a de l’aluminium partout dans notre consommation. 39 % des adultes et 76 % des enfants dépassent déjà ce repère sans en boire une goutte, d’abord à cause des produits céréaliers et des viennoiseries.
- 4 sur 7matchas au dessus du repère Anses dès une tasse, selon Que Choisir
- 39 %des adultes français dépassent déjà ce repère, matcha ou pas
- 0 sur 8marques publiant leur teneur en aluminium, à ce jour
Les métaux dans le thé matcha
D’où ils viennent, et pourquoi le bio n’est pas un gage de sécurité pour les métaux
Les métaux viennent principalement du sol et de l’eau.
L’aluminium et l’arsenic viennent du fond géologique, c’est à dire de la composition naturelle des sols. Le cadmium vient du sol agricole et de certains engrais phosphatés. Le plomb est le plus souvent une trace de pollution environnementale ou historique, industrielle ou minière.
Le théier absorbe par ses racines ce que contient la terre et il l’accumule dans ses feuilles. Et le label bio encadre les pesticides, pas la géologie du sol. Un terrain naturellement riche en aluminium le reste, qu’on le cultive en bio ou non.
La démonstration est dans la gamme Nōka, qui a quatre références analysées le même jour par le même laboratoire : leur seul non bio de la gamme cérémonie affiche le plomb, le cadmium et le nickel les plus bas des quatre. Le bio ne fait donc pas baisser la concentration de la plupart des métaux.
Pourquoi le matcha en accumule plus qu’un autre thé
Le théier est une plante accumulatrice d’aluminium. Il stocke dans ses feuilles et la teneur augmente normalement avec l’âge de la feuille : une étude de 2003 mesure 380 mg/kg dans les jeunes feuilles contre 6 866 mg/kg dans les feuilles matures. C’est aussi ce qui explique qu’un culinaire, fait de feuilles plus basses et plus tardives, en contienne logiquement davantage qu’un cérémonie.
Et surtout, tu bois la feuille en ENTIER. Un thé en vrac s’infuse, et l’essentiel reste dans les feuilles. Le matcha est une poudre de feuille entière que tu avales en totalité.
Ce que ça donne concrètement dans un bol de 2 g (dose moyenne)
Le détail métal par métal, avec le repère santé et ce qui arrive en cas de dépassement, est en annexe, pour ne pas alourdir la lecture ici.
Cinq métaux sur six pèsent moins de 2 % de ce que le corps tolère. C’est donc minime. Mais l’aluminium, c’est différent.
Dans un bol de 2 g, l’aluminium est le plus présent
Microgrammes par bol, échelle logarithmique. Le trait vertical marque le repère santé de chaque métal, c’est à dire la dose quotidienne à ne pas dépasser.
- Aluminium. De loin le plus concentré du bol. L’effet critique retenu par l’Anses est nommé « effets cognitifs », et le métal s’accumule dans l’organisme, surtout dans l’os.
- Nickel. Le seul du tableau avec un effet aigu documenté : une poussée d’eczéma chez les personnes déjà allergiques au nickel. Sur le long terme, sa dose tolérable vient d’effets sur la reproduction chez l’animal.
- Plomb. Pollution environnementale ou historique. Il s’accumule et touche le système nerveux : baisse de QI chez l’enfant, tension artérielle et rein chez l’adulte. Aucun seuil sans effet n’a pu être identifié.
- Cadmium. Lié au sol agricole et aux engrais phosphatés. Il s’accumule dans le rein sur des décennies et abîme le tube rénal. Classé cancérogène pour l’humain par le Circ.
- Arsenic, forme inorganique. Naturellement présent dans certains sols. Lésions de la peau sur le long cours, puis cancers de la peau, de la vessie et du poumon. Aucun seuil sûr non plus.
- Mercure. Le mercure inorganique s’accumule dans le rein. Le méthylmercure, celui des poissons, vise le système nerveux en développement, mais ce n’est pas lui qu’on trouve ici.
Le peu de chiffres publics du marché français
Huit références, trois marques, des bulletins de laboratoire accrédités. Toutes les valeurs sont en milligrammes par kilo de poudre sèche.
Le tableau complet, référence par référence, est en annexe.
Le grade ne classe pas les métaux, sauf pour l’aluminium d’après que choisir: chez Anatae, le premium sort plus haut que le cérémonie et le classique sur le cadmium et le nickel. Le bio non plus : chez Nōka, le seul non bio de la gamme cérémonie affiche le plomb, le cadmium et le nickel les plus bas des quatre. Le label encadre les pesticides, pas la géologie du sol.
Et surtout, presque aucune marque ne publie l’aluminium. Pas forcément pour tromper : il n’existe aucune réglementation dessus, ce n’est même pas un métal contrôlé. Alors que, comme on vient de le voir, c’est le plus concentré des six. Le tableau complet est en annexe.
Est-ce que c’est dangereux ?
Sur le plomb, le cadmium, l’arsenic et le mercure, on est à moins de 2 % des repères, et sur ces quatre métaux là aucune enquête ne relève de problème sur les matchas vendus en France (contrairement à certaines marques américaines). Toute cette partie porte donc sur le seul métal qui pose une vraie question aujourd’hui, l’aluminium.
Ce que Que Choisir a mesuré
Le 23 septembre 2026, Que Choisir a publié l’analyse de sept matchas vendus en France, faite dans son propre laboratoire par ICP-MS. Les sept en contiennent. Quatre dépassent la valeur de référence de l’Anses dès une tasse pour un adulte de 70 kg. Son laboratoire a mesuré 1 010 mg/kg sur un lot de Milia Matcha.
L’association observe aussi que les références les moins chères sont globalement les pires. C’est cohérent avec la partie précédente : l’aluminium grimpe avec l’âge de la feuille, et les matchas bas de gamme sont faits de feuilles basses qui ont eu l’âge d’accumuler.
Je l’avais déjà signalé. Bien avant cette enquête, j’avais noté qu’aucune marque ne publiait sa teneur en aluminium, et que ça me paraissait bizarre, puisqu’on savait déjà que c’était le métal le plus concentré du thé.
Mais je ne crois pas à une volonté de tromper. Il n’existe aucune obligation légale sur l’aluminium, ni pour le thé ni pour le matcha, et les marques commandent le panel standard des laboratoires, construit autour des métaux réglementés dans les autres aliments. Ce qui se discute, c’est l’après : maintenant que la question est posée publiquement, ne pas le mesurer devient un choix.
Ok, on est donc proche de la limite en général, qu’est-ce que ça veut dire?
En 2025, l’Anses a retenu une valeur toxicologique de référence près de quatre fois plus stricte que celle de l’EFSA et c’est elle que Que Choisir utilise.
L’Anses écrit 0,036 mg par kilo de poids corporel et par jour dans sa fiche VTR, et 0,04 dans son étude de l’alimentation totale, comme Que Choisir : ça semble être un arrondi, et c’est 0,04 que j’utilise partout ici, soit 2 800 µg par jour pour un adulte de 70 kg.
L’intestin ne laisse passer que 0,1 à 0,4 % de l’aluminium avalé, et les reins éliminent ce qui passe. C’est l’excès répété qui a du mal à être éliminé, et s’il y a excès tous les jours, il y a accumulation. Et c’est cette accumulation qui peut s’avérer toxique.
L’aluminium est bien un neurotoxique.
Sa cible, c’est le système nerveux. L’EFSA a construit sa dose tolérable sur « la neurotoxicité, les effets sur les testicules, l’embryotoxicité et les effets sur le système nerveux en développement ».
L’Anses, en 2025, a retenu sa valeur sur un effet critique : les effets cognitifs. Et pour fixer sa limite chez les travailleurs, la même agence s’appuie sur une « diminution des performances cognitives » mesurée chez des soudeurs d’aluminium. Ces soudeurs inhalent des quantités sans rapport avec un bol de thé, et ils n’ont pas de problème rénal : ça démontre que l’effet neurologique de l’aluminium chez l’humain n’est pas hypothétique.
Il existe aussi un signal du côté de l’alimentation. PAQUID, 1 925 personnes suivies quinze ans, associe un apport quotidien d’aluminium par l’eau de boisson supérieur à 0,1 mg à un déclin cognitif plus rapide et à un risque de démence augmenté.
Deux réserves: l’exposition mesurée au niveau du réseau d’eau n’était pas associée à la démence, et une association n’est pas une cause. Les agences n’en tirent pas de lien. Mais ça suffit pour dire que l’inquiétude ne concerne pas que les insuffisants rénaux.
Le dépassement chronique
Le dépasser un jour n’a normalement aucune conséquence (pour un individu sain). Le dépasser tous les jours pendant des années, c’est différent.
L’aluminium absorbé se distribue dans tous les tissus, s’accumule surtout dans l’os « où il peut persister très longtemps », et traverse la barrière hémato encéphalique.
Une alimentation qui dépasse durablement le repère recommandé est un vrai sujet de santé. On ne peut pas dire quand, ni après combien de temps et à quel dosage exact. On ne sait pas dire si arrêter quelque temps contrecarre totalement le surplus.
Ceci n’est pas un avis médical. Je ne suis pas médecin ni toxicologue.
Un bol de 2 g face au repère de l’Anses
En part de la valeur toxicologique de référence de l’Anses 2025, soit 2 800 µg par jour pour un adulte de 70 kg. Le trait vertical marque 100 %.
Une précision qui compte. Les 2,7 mg par jour sont une moyenne. Les apports varient énormément d’une personne à l’autre, donc l’adulte moyen arrive juste sous le repère alors qu’une partie de la population le dépasse nettement : l’Anses en compte 39 % chez les adultes, et 76 % chez les enfants. Le repère dépend aussi du poids, 2 800 µg valant pour 70 kg.
Est-ce qu’on doit continuer à consommer du thé matcha tous les jours ?
Par principe de précaution, il semblerait qu’il faille éviter d’en consommer tous les jours. A moins d’avoir tous les dosages et de calculer de sorte à ne pas excéder les seuils (dans l’alimentation globale). Néanmoins, le seuil de danger réel, la durée d’exposition dangereux, etc, n’a pas été précisément quantifiée.
Ok, mais qu’est-ce qu’on fait ? Les solutions contre l’aluminium du matcha
- Monter en gamme. Que Choisir observe que les références les moins chères sont globalement les pires. Un matcha de haute qualité a des feuilles jeunes or l’aluminium grimpe avec l’âge de la feuille, et les matchas bas de gamme sont faits de feuilles basses (plus vieilles) qui ont eu le temps d’accumuler. Mais c’est une tendance observée, ça ne vaut pas pour tous les matchas.
- Rester à 2 voire 1g par jour. Je n’ai jamais trouvé ça bien, les recettes de latte hyper vert avec des doses énormes, 6 à 8 g juste pour dire « regardez la couleur de mon matcha ». Dans mes recettes je dépasse rarement 1/2/3g, à 6 g, tu triples la dose.
- Éviter la consommation quotidienne, c’est le conseil le plus triste mais si on veut suivre le principe de précaution c’est ce qui est recommandé..
- Baisser l’apport total, parce que le matcha n’est qu’un aliment parmi tant : céréales industrielles, viennoiseries, biscuits sucrés.
- Demander le chiffre à la marque. Préférez les moins contaminées à l’aluminium, c’est la seule chose qui fera bouger les choses.
Deux profils doivent … vérifier auprès de leurs médecins :/ : les personnes dont la fonction rénale est diminuée, et les enfants, dont l’exposition rapportée au poids est bien plus élevée. Pour eux, la bonne personne à qui en parler est un médecin.
Le paradoxe
Voilà ce qui me gêne. Les études qui documentent les bienfaits du matcha portent sur une consommation quotidienne et prolongée.
La plus solide à ce jour : un essai randomisé publié dans PLOS One en 2024, 99 participants âgés avec un déclin cognitif léger, 2 g de matcha par jour pendant douze mois. Résultat, une amélioration de la perception des émotions, une tendance sur la qualité du sommeil, et rien sur les scores cognitifs principaux.
Autrement dit, la dose à laquelle on observe quelque chose de positif est exactement celle qu’on nous dit maintenant de lever le pied dessus.
Et si tu dois choisir un matcha maintenant, voilà ce que je regarde, dans l’ordre.
| Facteur | Risque plus élevé | Risque plus faible |
|---|---|---|
| Origine | Origine floue, zone non documentée, sourcing opaque | Japon avec la région indiquée |
| Transparence | Aucune donnée, aucune analyse | Analyses publiées ou envoyées sur demande |
| Qualité du bulletin | Chiffres nus, seuil de mesure élevé, date absente | Incertitudes affichées, laboratoire accrédité, date récente |
| Paramètres mesurés | Cinq métaux, sans l’aluminium | L’aluminium inclus, ce que personne ne fait encore |
| Grade et feuille | Culinaire, feuilles matures, récolte tardive | Cérémonie, premières feuilles, première récolte |
| Prix | Très bas prix, incohérent avec un vrai matcha | Prix cohérent avec une culture contrôlée |
| Fréquence | Une analyse unique, jamais renouvelée | Une analyse par récolte |
Ce que je vais faire, et ce que j’en pense
Le matcha fait l’objet de polémiques en série depuis deux ans, et à chaque fois j’ai l’impression qu’on cherche à TROUVER ce qui ne va pas.
D’abord on a dit que le matcha provoquait des carences en fer. Ensuite que des métaux lourds considérés cancérigènes s’y cachaient. Maintenant, c’est l’aluminium. Est-ce qu’un aliment a déjà fait l’objet d’autant de recherches sur ses méfaits en si peu de temps ? Je me le demande sincèrement.
On finit par avoir le sentiment qu’il ne faudrait plus rien consommer, que chaque aliment cache son scandale.
Les quantités restent petites. Un bol de 2 g apporte 1 à 4 mg d’aluminium, du même ordre que ce que ton alimentation t’apporte déjà dans la journée. 39 % des adultes dépassent ce repère sans boire une goutte de matcha, donc en soi on a une réelle problématique sur la consommation en général.
Le dépassement n’est pas un seuil de toxicité. C’est une marge de précaution calculée à partir d’études animales, avec de gros facteurs de sécurité.
Ce qui ne changera pas chez moi : les boissons à 6 ou 8 g de poudre pour la couleur, c’était non avant cette enquête, et c’est toujours non.
Et pour le reste, je suis indécise. Je n’ai pas envie de sauter à pied joint dans la paranoïa, je réfléchis, Je ne vais certainement pas arrêter le matcha. J’ai juste quelques pistes:
- Peut-être envisager une consommation en semaine, avec une pause / alternative le week-end.
- Attendre les réponses / réactions des marques.
- Me dire que le bénéfice sur le matcha l’emporte sur le risque.
- Chercher un matcha dont la teneur est très faible en aluminium.
- Regarder si mon alimentation pose déjà problème
Vos questions
Le matcha est-il dangereux pour la santé ?
Sur le plomb, le cadmium, l’arsenic et le mercure, non. Sur les huit références françaises dont les analyses sont publiques, un bol de 2 g apporte de 0,10 à 0,26 microgramme de plomb, soit moins de 1 % du point de repère toxicologique de l’EFSA.
L’aluminium est le seul point de vigilance : un bol de 2 g en apporte de 1 à 4 mg, soit 37 à 149 % de la valeur toxicologique de référence journalière retenue par l’Anses en 2025, pour un adulte de 70 kg.
L’aluminium du matcha est-il réellement dangereux ?
L’aluminium est un neurotoxique : l’effet critique retenu par l’Anses est nommé explicitement, les effets cognitifs, l’EFSA a bâti sa valeur sur la neurotoxicité et les effets sur le système nerveux en développement, et le métal s’accumule dans l’organisme, notamment dans l’os. Un dépassement durable est donc un vrai sujet de santé.
Et à ce jour, aucune étude humaine n’a mis en évidence de dommage lié à l’aluminium alimentaire chez des personnes dont les reins fonctionnent normalement. C’est une absence de preuve mais elle ne remplace pas l’inquiétude. Personne ne sait dire à partir de quel dépassement, ni au bout de combien d’années, un dommage apparaît. Ceci n’est pas un avis médical.
Faut-il arrêter le matcha à cause de l’aluminium ?
Non, il n’y a pas de risque de manière ponctuelle. Il faut cependant limiter la consommation quotidienne pour éviter de dépasser les seuils.
Entre l’aluminium et le sucre de mon matcha latte, qu’est-ce qui est le plus risqué ?
Le sucre, si l’on regarde le niveau de preuve. Pour l’aluminium, le dépassement entame une marge extrapolée d’études animales, sans qu’on sache à quel niveau ni après combien d’années un dommage apparaît chez une personne aux reins normaux.
Pour les boissons sucrées, les effets sont mesurés chez l’humain : une méta analyse du BMJ sur 17 cohortes et 38 253 cas associe une portion quotidienne à 13 % de risque supplémentaire de diabète de type 2 après ajustement sur la corpulence, et un essai randomisé en double aveugle sur 94 hommes a doublé la production de graisse par le foie en sept semaines.
Combien d’aluminium y a-t-il dans le matcha ?
Aucune marque française ne publie sa teneur. Les mesures viennent de tiers : 512 à 2 085 mg/kg sur neuf matchas pour le laboratoire public allemand CVUA Stuttgart en janvier 2026, moyenne 1 112, et 1 743 à 2 350 mg/kg sur trois échantillons pour le BfR en 2019.
Que Choisir a mesuré 1 010 mg/kg sur un lot de Milia Matcha en septembre 2026, première teneur connue pour une référence vendue en France. Un bol de 2 g apporte de l’ordre de 1 à 4 mg d’aluminium.
Le matcha bio contient-il moins de métaux lourds ?
Non. Le label bio encadre les pesticides et les intrants de synthèse, pas la composition géologique du sol. Les métaux viennent de la terre où pousse le théier, pas d’un traitement : un sol naturellement riche en aluminium le reste, qu’on le cultive en bio ou non.
Chez Nōka, quatre références analysées le même jour par le même laboratoire, le seul non bio de la gamme cérémonie affiche le plomb, le cadmium et le nickel les plus bas des quatre.
Le bio reste un excellent critère pour les pesticides. Il ne dit rien des métaux. Aucune marque ne devrait s’en servir comme argument sur ce sujet.
Le grade cérémonie change-t-il quelque chose ?
Sur le plomb, le cadmium et le nickel, le grade donne une tendance, pas un classement fiable : chez Anatae, le premium sort plus haut que le cérémonie et que le classique sur le cadmium et le nickel.
Pour l’aluminium, en revanche, c’est documenté : il s’accumule avec l’âge de la feuille. Une étude de 2003 mesure 380 mg/kg dans les jeunes feuilles contre 6 866 mg/kg dans les feuilles matures. Un culinaire, fait de feuilles basses et tardives, en contient donc davantage qu’un cérémonie. C’est le seul levier documenté dont tu disposes tant qu’aucune marque ne publie de chiffre.
Doit-on changer sa façon de consommer le matcha ?
Pour une consommation ponctuelle, rien ne justifie de changer quoi que ce soit : aucun des métaux du tableau n’a d’effet décrit sur une prise unique, à la seule exception d’une poussée d’eczéma chez les personnes déjà allergiques au nickel.
Pour une consommation quotidienne, on doit réfléchir à la dose et j’imagine ne pas hésiter à faire de pauses (ce n’est PAS un avis médical, c’est l’impression que j’ai).
Que Choisir, de son côté, écrit une seule phrase de conseil : « Il serait donc temps, pour les amateurs, de lever le pied sur les matchas latte ou les cookies au matcha. » Dans sa vidéo, l’association va plus loin et conseille d’éviter la consommation quotidienne. Elle ne demande pas d’arrêter.
Deux situations méritent un avis médical: une fonction rénale diminuée, et les enfants, dont l’exposition rapportée au poids est bien plus élevée.
Est-ce que les marques du test sont citées sur thematcha.fr ?
Oui, trois d’entre elles.
Milia Cérémonie. C’est la seule teneur française connue, 1 010 mg/kg. Rapportée à un bol de 2 g, elle reste sous le repère de l’Anses, à environ 72 % de la valeur journalière. Mais pour un adulte dont l’alimentation se situe dans la moyenne, 2,7 mg par jour, le bol fait monter la journée à près de 170 % du repère.
Matcha & CO, en version culinaire. Je ne l’ai jamais recommandé. Ce que je recommande est le Premium, qui n’est pas le produit analysé, donc ça peut être beaucoup moins concentré comme ça peut être l’inverse. Si on suit le constat de Que Choisir, il devrait l’être moins, mais ce n’est qu’une hypothèse.
Palais des Thés. La marque a entièrement refondu sa gamme de matchas depuis. Pas d’analyse sur les nouvelles références.
Le détail par référence avec les concentrations, sauf Milia dont l’analyse est publique, se trouve dans le comparatif payant de Que Choisir.
Le matcha provoque-t-il des carences en fer ?
C’est la polémique précédente, et elle repose sur un fait réel monté d’un cran. Le thé réduit bien l’absorption du fer d’origine végétale : un essai contrôlé mesure 3,6 % d’absorption quand on le boit pendant le repas, contre 5,7 % avec de l’eau.
Sauf qu’il suffit d’attendre une heure après le repas pour retrouver ces 5,7 %. D’un décalage d’une heure, on a fait « le matcha donne des carences ».
Pourquoi aucune marque ne mesure-t-elle l’aluminium ?
Parce que rien ne les y oblige. Le règlement européen ne fixe aucune teneur maximale pour le thé, ni pour l’aluminium, ni d’ailleurs pour le plomb, le cadmium ou l’arsenic. La seule valeur applicable au thé est celle du mercure, 0,02 mg/kg, et elle vient de la réglementation sur les résidus. Ce que les marques commandent, c’est le panel standard vendu par les laboratoires, construit autour des métaux réglementés dans les autres aliments. L’aluminium n’en fait pas partie, parce qu’il n’est réglementé nulle part dans l’alimentation. C’est aussi pourquoi les repères imprimés sur les bulletins sont empruntés à d’autres catégories, ≤ 1,5 pour le plomb ou ≤ 0,1 pour l’arsenic, qui est la limite de l’eau potable.
Ce n’est ni une limite technique ni une question de coût. Les cinq métaux publiés sont dosés par ICP-MS après minéralisation, exactement la technique qui sert à doser l’aluminium, et la préparation de l’échantillon, le poste le plus lourd, est déjà faite. C’est une ligne qui n’a pas été cochée sur le bon de commande.
S’ajoute une raison moins avouable : publier 1 000 mg/kg à côté d’un plomb à 0,06, sans aucun repère réglementaire en face pour l’expliquer, c’est un titre tout prêt. Aucune marque n’a envie d’être la première.
Que vaut l’enquête Lead Safe Mama ?
Les analyses sont réelles, la présentation est trompeuse. Les valeurs sont données en ppb, ce qui multiplie les chiffres par mille : le « 153 » qui a effrayé tout le monde s’écrit aussi 0,153 mg/kg, et pèse environ 1 % du repère toxicologique européen dans un bol de 2 g.
Les neuf produits testés sont américains, et aucun n’a été analysé pour l’aluminium, le seul métal qui posait vraiment une question.
Les tableaux détaillés
Métal par métal, et ce qui arrive si le repère est dépassé
| Métal | Dans un bol de 2 g | Repère santé, adulte de 70 kg | Ce que le bol représente | Ce qui arrive si le repère est dépassé |
|---|---|---|---|---|
| Aluminiumrepère Anses de 2025, celui que retient Que Choisir | 1 024 à 4 170 µg | 2 800 µg par jour valeur toxicologique de référence | 37 à 149 % | Ponctuel : aucun effet décrit à ces doses. Durable : l’effet critique retenu par l’Anses est nommé « effets cognitifs », et le métal s’accumule, surtout dans l’os. Chez l’humain, les effets sont établis dans deux situations : l’insuffisance rénale, et l’exposition professionnelle par inhalation, avec une baisse mesurée des performances neurocomportementales chez des soudeurs aux reins normaux. Ce qui n’est pas établi, c’est un dommage lié à l’aluminium alimentaire. Anses 2025, ATSDR |
| Nickel | 5,2 à 17,6 µg | 910 µg par jour EFSA, dose journalière tolérable | environ 2 % | Ponctuel : le seul métal du tableau avec un effet aigu documenté. Chez une personne allergique au nickel, une prise unique peut déclencher une poussée d’eczéma, à partir de 4,3 µg par kilo de poids corporel. Durable : la dose tolérable est fondée sur des pertes post-implantation chez le rat. EFSA 2020 |
| Plomb | 0,10 à 0,26 µg | 35 µg par jour EFSA, point de repère, aucun seuil sûr n’existe | moins de 1 % | Ponctuel : aucun effet à ces doses. Durable : baisse de QI chez l’enfant, c’est le point de repère le plus bas retenu par l’EFSA, puis tension artérielle et rein chez l’adulte. Aucun seuil sans effet n’a pu être identifié. EFSA 2010 |
| Cadmium | 0,02 à 0,07 µg | 175 µg par semaine EFSA, dose hebdomadaire tolérable | moins de 0,5 % | Ponctuel : aucun effet à ces doses. Durable : atteinte du tube rénal, mesurée par la bêta 2 microglobuline urinaire. Le cadmium s’accumule dans le rein sur des décennies. EFSA 2009 et 2011 |
| Arsenicforme inorganique | moins de 0,02 à 0,04 µg | 4,2 µg par jour EFSA, point de repère, arsenic inorganique | environ 1 % | Ponctuel : aucun effet à ces doses. Durable : lésions de la peau, puis cancers de la peau, de la vessie et du poumon. Le repère vient d’une étude cas témoins sur le cancer de la peau. Aucun seuil sûr. EFSA 2024 |
| Mercure | moins de 0,01 µg | 280 µg par semaine EFSA, dose hebdomadaire tolérable | moins de 0,1 % | Ponctuel : aucun effet à ces doses. Durable : le mercure inorganique s’accumule dans le rein. Le méthylmercure, celui des poissons, vise le système nerveux en développement, mais il n’est pas en cause ici. EFSA 2012 |
Tableau classé par concentration décroissante dans le bol. La dernière colonne ne décrit que ce qui arrive en cas de dépassement du repère, ponctuel ou durable, jamais aux doses du tableau. Pour le plomb et l’arsenic, aucun seuil sans risque n’a pu être établi : les chiffres de la troisième colonne sont des points de repère toxicologiques, pas des doses autorisées.
Les analyses publiées par les marques
Huit références, trois marques, des bulletins de laboratoire accrédités. Toutes les valeurs sont en milligrammes par kilo de poudre sèche.
| Référence | Plomb | Cadmium | Arsenic | Mercure | Nickel | Aluminium |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Anatae CérémonieBio, Eurofins Lanagram, janvier 2025, récolte 2024 | 0,06 ± 0,02 | 0,012 ± 0,004 | 0,01 ± 0,004 | < 0,005 | 4,81 ± 1,44 | non publié |
| Anatae PremiumBio, Eurofins Lanagram, janvier 2025, récolte 2024 | 0,08 ± 0,02 | 0,026 ± 0,008 | 0,01 ± 0,004 | < 0,005 | 8,80 ± 2,64 | non publié |
| Anatae ClassiqueEurofins Lanagram, janvier 2025, récolte 2024 | 0,09 ± 0,03 | 0,010 ± 0,003 | < 0,01 | < 0,005 | 5,14 ± 1,54 | non publié |
| Milia MatchaEurofins Dr. Specht, 21/04/2026, récolte 2025 | 0,096 | 0,033 | < 0,10 | < 0,005 | 7,1 | 1 010 Que Choisir |
| Nōka L’EnchanteurNon bio, Eurofins Lanagram, 29/06/2026 | 0,05 | 0,010 | < 0,01 | < 0,005 | 2,59 | non publié |
| Nōka Le PrestigieuxBio, Eurofins Lanagram, 29/06/2026 | 0,10 | 0,016 | 0,02 | < 0,005 | 2,94 | non publié |
| Nōka L’AuthentiqueBio, Eurofins Lanagram, 29/06/2026 | 0,10 | 0,020 | 0,01 | < 0,005 | 3,18 | non publié |
| Nōka Le PâtissierNon bio, culinaire, Eurofins Lanagram, 29/06/2026 | 0,13 | 0,023 | < 0,01 | < 0,005 | 4,49 | non publié |
| Matcha & CoAnnonce garantir l’absence de métaux lourds | Aucun chiffre publié | |||||
| Limite européenne applicable au théVérifiée au texte des règlements | aucune | aucune | aucune | 0,02 résidus | aucune | aucune |
| Repères imprimés sur les bulletinsEmpruntés à d’autres catégories d’aliments | ≤ 1,5 | ≤ 0,5 | ≤ 0,1 eau potable | ≤ 0,1 | < 10 indicatif | aucun |
Chaque ligne est un lot analysé à une date donnée, pas une moyenne de production. Les bulletins Anatae datent de janvier 2025, ceux de Milia et Nōka de 2026, il n’est jamais mentionné l’alu. La seule valeur d’aluminium ne vient pas d’une marque mais du laboratoire de Que Choisir.
Et si tu cherches un matcha
Mon classement reste le même, avec une ligne de plus dans mes critères : je demande désormais l’aluminium à chaque marque, et je publierai les réponses comme les silences.
Voir les matchas que je recommandeSources
Réglementation, agences sanitaires, laboratoires publics et littérature scientifique.
- Que Choisir, Matchas : alerte à l’aluminium, étude publiée le 23 septembre 2026, actualité en ligne le 24. Sept références analysées par le laboratoire de l’association, quatre au dessus du repère de l’Anses dès une tasse. Lot 0-0004-100 de Milia Matcha acheté le 6 mars 2026, 1 010 mg/kg. Dans la vidéo, conseil d’éviter la consommation quotidienne. Article.
- Anses, VTR chronique par voie orale pour l’aluminium, 2025 : 0,036 mg par kilo de poids corporel et par jour, effet critique « effets cognitifs », avis AP-VSR2023-MPEX-0137-RA. Liste des VTR, fiche Ineris.
- Anses, Recommandations de valeurs sanitaires de référence pour l’aluminium, VSR2022-MPEX-0179. Valeur limite chez les travailleurs fondée sur une « diminution des performances cognitives » chez des soudeurs d’aluminium. Rapport.
- Anses, Étude de l’alimentation totale française 3, janvier 2026, tableau 8. 39 % des adultes et 76 % des enfants au dessus de la valeur de référence pour l’aluminium ; viennoiseries et biscuits sucrés en tête des contributeurs. La valeur de référence utilisée dans l’étude est de 40 µg par kilo de poids corporel et par jour, soit le chiffre repris par Que Choisir. Rapport.
- Anses, Exposition alimentaire à l’aluminium. Chez l’adulte : céréales 20 %, légumes 14 %, thé 11 %. Les additifs représentent une source de très faible niveau. Fiche.
- EFSA, Safety of aluminium from dietary intake, EFSA Journal 2008;6(7):754. Dose hebdomadaire tolérable de 1 mg par kilo, soit 143 µg par kilo et par jour, et mention que les apports peuvent la dépasser chez une part importante de la population européenne. Avis, communiqué.
- SCHEER, Commission européenne, Tolerable intake of aluminium. Effets retenus par l’EFSA : « neurotoxicity, effects on testes, embryotoxicity, and effects on the developing nervous system », dose sans effet de 10 mg/kg/j chez la souris. Accumulation dans l’os « où il peut persister très longtemps », passage de la barrière hémato encéphalique. Avis.
- ATSDR, Toxicological Profile for Aluminum. Absorption digestive de 0,1 à 0,4 %, système nerveux désigné comme cible la plus sensible, encéphalopathie de dialyse chez les insuffisants rénaux. Profil.
- EFSA, repères et effets critiques des cinq autres métaux, colonne « si le repère est dépassé » du tableau : nickel, dose journalière tolérable de 13 µg/kg fondée sur des pertes post-implantation chez le rat, et effet aigu d’eczéma chez les personnes sensibilisées à partir d’une dose de 4,3 µg/kg, pour laquelle l’EFSA n’a pas pu fixer de dose aiguë de référence et a retenu une marge d’exposition (avis 2020) ; plomb, BMDL01 de 0,50 µg/kg par jour pour la baisse de QI chez l’enfant, 1,5 pour la tension systolique et 0,63 pour l’insuffisance rénale chronique, sans seuil identifiable (avis 2010) ; cadmium, dose hebdomadaire tolérable de 2,5 µg/kg fondée sur l’atteinte du tube rénal, mesurée par la bêta 2 microglobuline urinaire (avis 2011) ; arsenic inorganique, point de repère de 0,06 µg/kg par jour issu d’une étude cas témoins sur le cancer de la peau, les effets décrits étant les lésions cutanées et les cancers de la peau, de la vessie et du poumon (avis 2024) ; mercure, 4 µg/kg par semaine pour le mercure inorganique, qui s’accumule dans le rein, et 1,3 µg/kg par semaine pour le méthylmercure, qui vise le système nerveux en développement (avis 2012).
- Kimura K., Kuwahara Y. et al., Effect of matcha green tea on cognitive functions and sleep quality in older adults with cognitive decline: a randomized controlled study over 12 months, PLOS One, 2024. Quatre vingt dix neuf participants, 2 g de matcha par jour pendant douze mois : amélioration de la perception des émotions, tendance sur la qualité du sommeil, aucun changement sur les scores cognitifs principaux. Article.
- BfR, avis n° 027/2019 : 1 743, 1 775 et 2 350 mg/kg d’aluminium sur trois échantillons de matcha. Avis.
- CVUA Stuttgart, janvier 2026 : neuf matchas, 512 à 2 085 mg/kg d’aluminium, moyenne 1 112. Publication.
- Règlement (UE) 2023/915 sur les teneurs maximales en contaminants : le thé n’y figure pour aucun des métaux étudiés. Règlement (UE) 2018/73 : mercure à 0,02 mg/kg pour le thé, au titre des résidus. Texte.
- Eurofins Food & Feed Testing France, catalogue Métaux et éléments : arsenic, méthylmercure, plomb, cadmium, mercure, nickel, aluminium. Catalogue.
- Stahl T. et al., Effect of an aluminum foil-processed diet on internal human aluminum burden, Environment International, 2023. Onze volontaires, dix jours, hausse de 8 % de l’aluminium urinaire, réversible. Article.
- Imamura F. et al., Consumption of sugar sweetened beverages and incidence of type 2 diabetes, BMJ 2015;351:h3576. Dix sept cohortes, 38 253 cas, +18 % par portion quotidienne, +13 % après ajustement sur la corpulence. Article.
- Geidl-Flueck B. et al., Fructose- and sucrose- but not glucose-sweetened beverages promote hepatic de novo lipogenesis, Journal of Hepatology 2021;75(1):46-54. Essai randomisé en double aveugle, 94 hommes, 80 g de sucre par jour, sept semaines, synthèse hépatique d’acides gras doublée. Article.
- Food Standards Agency et Fera, Analyses of lead levels in tea, 2015. Soixante deux thés, plomb de 0,125 à 2,56 mg/kg dans les feuilles sèches. Rapport.
- Lead Safe Mama, neuf matchas du marché américain, avril 2025. Valeurs publiées en ppb, converties en mg/kg ici. Tableau.
- Rondeau V., Jacqmin-Gadda H., Commenges D. et al., Aluminum and silica in drinking water and the risk of Alzheimer’s disease or cognitive decline: findings from 15-year follow-up of the PAQUID cohort, American Journal of Epidemiology, 2009;169(4):489-496. 1 925 personnes suivies quinze ans ; un apport quotidien d’aluminium par l’eau supérieur à 0,1 mg est associé à un déclin cognitif plus rapide et à un risque de démence augmenté, tandis que l’exposition mesurée au niveau du réseau ne l’est pas. Article.
- Ahmad Fuzi S.F., Koller D., Bruggraber S. et al., A 1-h time interval between a meal containing iron and consumption of tea attenuates the inhibitory effects on iron absorption, American Journal of Clinical Nutrition, 2017. Absorption du fer non héminique : 5,7 % avec de l’eau, 3,6 % avec du thé pendant le repas, 5,7 % avec du thé une heure après. Article.
- Carr H.P., Lombi E., Küpper H., McGrath S.P., Wong M.H., Accumulation and distribution of aluminium and other elements in tea (Camellia sinensis) leaves, Agronomie, 2003, 23(8), 705 à 710. Jeunes feuilles à 380 mg/kg contre 6 866 mg/kg dans les feuilles matures.
- Newton D., Talbot R.J., Long-term retention of injected aluminium-26, Human & Experimental Toxicology, 2012. Suivi sur huit ans : environ 2 % du traceur encore retenu, dernière composante d’élimination de demi vie proche de cinq ans, surtout osseuse. Article.
- Davenward S., Bentham P., Wright J. et al., Silicon-Rich Mineral Water as a Non-Invasive Test of the « Aluminum Hypothesis » in Alzheimer’s Disease, Journal of Alzheimer’s Disease, 2013. Jusqu’à 1 L par jour pendant 12 semaines, élimination urinaire de l’aluminium facilitée, amélioration cognitive « chez au moins 3 des 15 individus », présentée comme préliminaire. Article.
- JECFA, expertise FAO et OMS, 2011 : dose hebdomadaire tolérable provisoire relevée à 2 mg par kilo de poids corporel. ATSDR : niveau de risque minimal chronique par voie orale de 1 mg par kilo et par jour, conçu comme un outil de dépistage pour les expositions environnementales.
- Bulletins publiés par les marques : Anatae (Eurofins Lanagram, janvier 2025, récolte 2024), Milia Matcha (Eurofins Dr. Specht, 21 avril 2026), Nōka (Eurofins Lanagram, COFRAC, 29 juin 2026). Aucun ne comporte de mesure d’aluminium.







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